Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Un peu d'histoire ... Belge

« De tous les peuples de la Gaule, les plus courageux sont les Belges »   Jules César

 

Notre clairière « Morgane » se situe au cœur même d'une ancienne entité gauloise, la GAULE BELGIQUE. Nous nous trouvons aux confins des terres d'une des plus illustres  mais aussi des plus belliqueuses tribu de cette époque : les NERVIENS .

 

Le nom de « Belges » vient du celte « bolgue », nom des pantalons-sacs qu'ils portaient à la place des braies étroites des autres nations gauloises, notamment celles du sud de la Loire et que les légionnaires romains adoptèrent par la suite, pour porter sous leur tunique peu adaptée au climat plus rigoureux  de l'Europe du nord-ouest et de l'est.

 

Les Belges, originaires de la partie est du Rhin, le traversèrent en deux vagues successives, au IIème et IIIème siècle avant notre ère, pour venir s'implanter dans les régions de Reims (les Rèmes), de l'Artois (les Atrébates), d'Amiens (les Ambiens), de Beauvais (les Bellovaques), de Tournai (les Nerviens), de Boulogne (les Morins), de Tongres (les Eburons) et de Trèves (les Trévires).  La Gaule Belgique s'étendait donc sur les territoires actuels de la Belgique, du Grand-Duché du Luxembourg, de l'ouest de la Rhénanie et de la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie et même, au-delà, sur une partie de la champagne-Ardennes. Ses frontières allaient de la rive gauche du Rhin au Nord et à l'est, jusqu'à la Seine et la Marne au sud .

 

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Au printemps 57 avant notre ère, alors que César a commencé la conquête de la Gaule, il lance une offensive contre les tribus belges. Bien décidés à ne pas se laisser envahir, ces tribus forment une coalition de 300 000 guerriers qui va s'opposer aux légions de Rome. César décide alors, pour créer l'effet de surprise, d'ouvrir le premier les hostilités. Il devra utiliser les moyens techniques, importants pour l'époque, telles les catapultes, les balistes et autres tours de combat, pour en venir à bout.

 

Les Nerviens, particulièrement combatifs (on donne encore de nos jour le nom de « Nervi » à un homme de main) constitueront un nouvelle ligue qui, là encore, sera battue. 3 ans plus tard, pendant l'hiver 54-53 avant notre ère, Ambiorix, chef des Eburons, s'allie avec les Trévires, en appelant à l'insurrection de toutes les Gaules. Ils écraseront une légion romaine et tiendront en échec les généraux de César. Une fois de plus, ce dernier en utilisant le même stratagème que précédemment, retournera la situation en sa faveur et infligera une nouvelle défaite aux Belges, obligeant Ambiorix à s'enfuir.

 

En septembre 52 avant notre ère, alors que Vercingétorix est assiège à Alésia, Commios, chef des Atrèbates, réunit une armée de 200 000 fantassins et 8 000 cavaliers et tente de désenclaver le chef Gaulois, mais les ouvrages fortifiés romains établis autour d'Alésia, résistent aux assauts répétés des assaillants et Vercingétorix finit par se rendre. Commios, épaulé par les Bituriges et les Bellovaques, intensifie les combats mais, César en ressortira encore une fois vainqueur.  Commios doit se résoudre à fuir avec sa famille et une partie de sa tribu, outre-manche, en Bretagne insulaire et à s'établir dans l'actuelle vallée de la Tamise.

 

Fin 52 avant notre ère, après 5 ans de durs combats, la Gaule Belgique est définitivement conquise et annexée à l'Empire Romain. 

 

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Sources : Tout-l'Univers – Le temps des Gaulois (Jacques Marseille) – Histoire illustrée de la Belgique (Jacques Willequet) – Les Gaulois et e monde Celte (Jean Ollivier).

 



05/03/2016
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