Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Le gui et ses bienfaits

Le gui est le symbole de l’amour chaste, de l’union des pôles contraires dans tous les plans de la vie, la communion de l’humain et du divin, les rapports du maître et du disciple, etc…etc…selon le degré de réceptivité de chacun (e). Plante semi-lunaire, avec la disposition de ses branches et de ses feuilles géminées, ses caractéristiques numérales et angulaires, divisant la sphère en sixième et en douzième, lui donnent 2 et 6 pour nombres naturels : l’harmonie des complémentaires d’une part et de l’autre, l’équilibre et la perfection attachée traditionnellement à la mesure du cercle.

 

UTILISATIONS PRATIQUES

 

Comme anti-spasmodique

 

En macération vineuse : 50 grammes de plante fraîche pulpée dans un litre de vin blanc sec. Laisser reposer une semaine, filtrer et en boire une tasse le matin et une le soir lors des crises. Cette macération est également bonne pour l’artériosclérose, à condition qu’on en exagère pas les doses (130 gr. Par jour suffisent)

 

Hypertension

 

Egalement en macération, 30 à 40 gr. Par litre. A noter que le vin blanc est meilleur que l’eau sauf si l’alcool est interdit dans un régime.

 

Troubles de la ménopause, hémorragies congestives

 

En extrait aqueux, 0.20 à 0.30 gr par litre. Faire macérer au minimum 3 jours et prendre 3 tasses de cette macération par jour.

 

Epilepsie, convulsion, crampes

 

Faire une poudre de feuilles, 1 à 1.5 gr en 24 heures dans une boisson. L’absorption de poudre de feuilles est également efficace dans les néphrites chroniques.

 

Baume de gui

 

Prendre des baies de gui (de chêne de préférence) et les mettre à macérer dans de l’huile d’olive (extra vierge si possible) faire chauffer légèrement si besoins est. Broyer les baies, puis séparer la peau et les pépins de la chair du fruit, ce qui est assez compliqué à cause de la glu des baies, on peut utiliser un petit moulin à légumes. Cette opération terminée, on fixe l’onguent avec de la cire d’abeille pure. Il faut utiliser très peu de cire, la faire fondre et la brasser avec le gui macéré dans l’huile d’olive et qui est devenue une pâte gluante, de façon à ce que ce mélange devienne aussi homogène que possible. Le dosage de la cire est libre et, suivant l’estimation personnelle, si le baume paraît trop dur, on fait échauffer légèrement le tout. On conserve ce baume au frais dans de petits pots (de terre ou de verre, jamais en plastique), et, en cours d’année, il apparaît à la surface des moisissures, c’est le signe que le baume est devenu bien vivant, elles contiennent une substance identique à celle notre moderne pénicilline.

Ce baume est prêt à guérir toutes les plaies et surtout les brûlures.

 

Saignements, plaies saignantes

 

Appliquer du baume de gui en capsules et laisser cicatriser, renouveler le pansement toutes les 12 heures.

 

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Il est vivement conseiller de posséder dans votre « herboristerie » familiale, avec quelques autres de bonnes plantes, une réserve de feuille de gui (après avoir fait le baume avec les baies) car :

 

- en infusion avec des feuilles de bouleau et d’aubépine dans le traitement de l’artériosclérose

 

- en bains de siège avec des feuilles de marron d’Inde, dans les crises hémorroïdaires

 

- en infusion par tiers avec le marron d’Inde et la pensée sauvage pour lutter contre les varices

 

- en infusion avec de l’écorce de chêne dans le traitement des hémorragies stomacales (ulcères)

 

- en infusion d’écorce de gui, d’écorce de bouleau et feuilles de cassis (3 tiers égaux) pour soulager les cystites

 

- toujours mélangé à des feuilles de chêne, en poids égal et en infusion, dans les cas de crachements de sang, de tuberculose à son début, de dysenterie et de bronchite chronique.

 

 

ATTENTION : NE JAMAIS BOIRE PLUS DE 4 TASSES PAR JOUR D’INFUSION COMPORTANT DU GUI.

 

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Sources

- Le gui (cahiers de la Bretagne Réelle)

- Visage du Druidisme d’André Savoret

 

 



23/11/2017
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