Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Aussi loin que tout près, tu voyages...écoute!...

Il y a maintenant quelques années que je « pélerine » sur la sentier spirituelle et, notamment, à travers le Druidisme dans lequel, je me re…connais. Lorsque j’ai commencé dans ce Collège, j’étais très jeune, plein d’impulsivité et avais le cerveau en ébullition. Pour me rassurer, j’avais tendance à tout idéaliser, les Druides devaient être des êtres parfaits

Je me posais énormément de questions, ce fameux « Graal » devait bien se trouver quelque part . ma soif de savoir était énorme . je voulais découvrir le « secret ». Mon intuition n’était pas forcément fausse mais le voile de mes pensées m’amenait à chercher autour de moi une réponse. Je fantasmais en me disant : « j’ai de la bonne volonté, une entité lumineuse finira bien par m’apparaître » Chaque promenade en forêt me faisait scruter l’inconnu pour espérer y voir  une manifestation d’un éventuel « petit peuple ».

 

Je voulais l’absolu dans tout ce que je faisais et dans toute relation. Résultat : à force de créer des images d’un bonheur futur en fantasmant sur le passé, j’en oubliais de vivre le moment présent et je ne lâchais pas prise et, forcément, je ne savais pas apprécier la puissance de la simplicité et, par conséquent, j’étais perpétuellement insatisfait et frustré !

Aujourd’hui, je commence doucement  et humblement à lâcher les choses, à sentir qu’il n’y pas vraiment de réponses à attendre ou de savoir particulier à comprendre. En fait, notre essence est parfaite, notre esprit, celui de l’univers, connaît déjà toutes les réponses. Nous sommes cette étincelle divine et non pas toute cette création mentale dans laquelle nous nous confondons aveuglément. Nous sommes comme la vague, une partie du grand tout qu’est l’océan et, à ce titre, notre sel d’esprit est celui de l’immensité.

 

La seule chose pour laquelle nous nous ré…incarnons est de nous souvenir, nous re…découvrir, de boire à nous-même, en notre source. Nous sommes là uniquement pour prendre conscience de ce que nous savons déjà : nous sommes parfait en nôtre sein. Il n’y a donc pas à chercher ailleurs ou en dehors de nous, tout est là.

Le monde dans lequel nous vivons, qui n’est qu’une imperfection relative, superbement huilée par le Grand mécanicien, permet d’évoluer, de prendre conscience de nous-mêmes. Tout n’est que reflet. La nature, l’autre, nous permet de nous voir,  nous-mêmes. La différence et les oppositions n’existent que pour nous rendre compte qu’elles ne sont pas réelles.

 

Cette prise de conscience individuelle (point qu’équilibre entre toutes les oppositions) est la raison de toute vie. Je suis « Dieu », la fleur est « Dieu » l’INCREE se contemple dans sa création, il est une usine à Amour. Il est tous les superlatifs, il est tout ce que l’on peut imaginer, et, surtout, ce que l’on n’arrive même pas à imaginer.

Ce que nous croyons être divisé ne l’est pas. C’est notre façon de voir qui l’est. La peur est notre plus grand ennemi, elle nous limite et elle divise. Elle nous fait voir les choses de petite façon, elle est mère de nos malheurs, de nos doutes et de nos souffrances. Elle crée chez nous une seconde nature, une personnalité, une image fausse de nous, vous savez ! cette petite voix à laquelle nous accordons hélas crédit et qui nous souffle tout le temps : « mais ! tu n’es pas la perfection, tu as raison d’avoir peur, d’être anxieux, accroche-toi, tu te prends pour qui ? »

A partir du moment où nous commençons à prendre conscience que nous sommes une vague de l’océan et donc, qualitativement, l’océan , il n’y a plus de peur à  nourrir car, au fond, il ne peut rien nous arriver dans ce que nous sommes réellement : une nature spirituelle. Cela n’enlève-t-il pas un peu d’angoisse ?

 

Peur ! mais peur de quoi ? A chaque seconde, nous avons le pouvoir de nous reconnaître et de démasquer nos petites voix. La vie est ce que nous créons à chaque instant, nous avons le choix et le libre arbitre. Nous avons l’éternité pour vaincre à partir de maintenant. Toute lumière que nous voyons à l’intérieur de nous, dans le chant d’un oiseau ou la caresse du soleil, est cette nature divine qui est en tout et, en nous.

Les malheurs qui nous arrivent, bien que souvent directement ou indirectement nous provoquons, ne sont que l’effet d’une peur concrétisée. Nous avons le pouvoir d’être positifs et, si du malheur nous arrive, nous avons aussi le pouvoir de réagir par rapport à celui-ci. Pourquoi ne pas essayer toujours de dire : « je ne reconnais pas la souffrance, elle n’est pas pour moi, elle ne peut me toucher »

 

Le Graal, ce chaudron lumineux, est partout et en nous. Ayons de plus en plus confiance en cette vérité. Ce travail est à faire à chaque instant. Ce n’est certes pas facile mais c’est simple. Le voile que nous avons tissé est « pais mais, fil à fil, nous devons le défaire.

Faisons confiance à notre profonde intuition, soyons vigilants sans forcer et détectons toute pensée négative ou tortueuse qui nous viens, et laissons la passer comme le vent. Ne la chassons pas, c’est lui donner de l’importance, un problème, finalement , ne se résout pas, il se dépasse. Nous pouvons échouer, et alors ? L’éternité nous offre une seconde chance.

 

Tel le sanglier au pied du chêne,  cherchons et soulevons le voile pour qu’il  nous emporte vers les cieux qui sont les nôtres, nôtre AWEN.

 

 

                                                                                                                                 

                                                                                                                       Screen Shot 05-13-15 at 12.32 PM.PNGBarde OGMIOS



19/10/2017
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