Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Le renouveau druidique

Le Collège Druidique des Gaules, héritier de la tradition occidentale, n’a cessé de se développer grâce à la continuation par Paul BOUCHET, Grand Druide Screen Shot 04-14-16 at 08.40 PM.PNG BOD KOAD de l’œuvre entreprise par Philéas LESBEGUES . Ayant jeté ce regard en arrière, faisons le point et, à cette occasion, nous sommes en droit de nous poser quelques questions :

 

1° / si cela semble aujourd’hui tout naturel, quelle est la raison profonde de notre adhésion au Collège ?

2°/ quel rôle pouvons-nous jouer dans celui-ci ?

3°/ pourquoi et comment ce Collège, héritier des Druides d’il y a plus de 4000 ans, nous a –t-il été transmis, au prix de maintes difficultés ?

4°/ enfin, quel est le rôle de cet enseignement qui vous vient des sages antiques, au milieu de notre civilisation prétendue moderne ?

 

De toute évidence, si le Collège a pu subsister jusqu’à nos jours au sein d’une civilisation, à la fois judéo-chrétienne et ultra matérialiste, et même se manifester, ce ne peut être qu’à l’aide des grands Êtres Celtes, attachés au salut de notre race*. Que de soins pour nous le transmettre ! cela suppose de notre part autant de soins pour le faire épanouir que de le transmettre à notre tour à d’autres. Ainsi, le Collège a certainement vocation « d’élite »**, il est l’un des plus grands héritiers de la tradition druidique.

 

L’enseignement druidique a pour objet essentiel de mettre en harmonie les êtres humains habitant cette partie occidentale de l’Europe, proche de l’océan Atlantique avec les intelligences supérieures qui s’y manifestent au moyen des courants telluriques et cosmiques, trait d’union entre les forces terrestres et célestes., cela tant au point de vue de leur épanouissement psychique et métaphysique que de leur développement physique. Les Druides professent que leur enseignement fournit les clés du salut des Celtes, considérés comme l’expression humaine des forces qui s’exercent sur cette partie du monde, et donc, de la parfaite expression de leur âme collective désignée sous le nom « d’AWEN ».

 

Nous pouvons nous apercevoir que, faute d’avoir su utiliser ces clés qu’elle a rejetées, la civilisation actuelle s’est embourbée dans un affreux chaos de fausses valeurs. A l’heure ou le monde essaie tant bien que mal, et même plutôt mal, de se reconstruire, les valeurs du monde occidental sont singulièrement remises en question et même rejetées par les peuples expansifs du tiers monde. Il semble évident que nous ne pourrons apporter notre pierre à la nouvelle construction mondiale que si nous gardons notre équilibre. Pour que l’occident participe harmonieusement à la construction de ce nouvel édifice mondial, encore faut-il qu’il soit lui-même en harmonie intérieure, alors que nous constatons plutôt en ce moment sa désintégration spirituelle et morale.

 

A cela, diverses solutions ont été proposées, mais toutes sont appelées à échouer car elles ne se préoccupent que d’un changement extérieur. Et, le plus souvent, l’homme se contente d’un arrangement parce qu’il désire changer certes, mais tout en gardant ce qu’il a déjà acquis, ce qui ouvre la porte à toutes les compromissions. Aucun système n’apportera la paix, parce que les systèmes proposés se heurtent à toute la complexité psychologique de l’esprit et du cœur humain. Or, les relations, la vie extérieure ne sont que des projections de la vie intérieure, il ne peut y avoir de séparation entre les deux. Il s’agit d’un processus unique. C’est de cette opposition entre le spirituel et le temporel que vient la désintégration de l’individu dans un magma de cultures, de croyances et de coutumes diverses, le plus souvent en opposition les unes avec les autres.

 

Les dogmatismes intransigeants des diverses religions, prétendument « révélées » le plus souvent, l’athéisme négateur et le confortable mais toxique matérialisme ont coupé l’homme de ses racines vitales, des éléments naturels et des autres règnes de la nature, se permettant même de les bafouer ou de les exploiter honteusement sans même se rendre compte qu’il en accuserait bientôt un cruel contre-coup***. Même les récentes et généreuses initiatives de défense de l’environnement n’ont pu échapper à l’enlisement dans les marécages fétides de la politique. L’Occident s’est limité lui-même et ne sait plus sortir de ses limites comme un prisonnier dans sa cellule, ses valeurs morales, dépréciées par une morbide évolution forme un cadre de pensée étouffant.

 

Un seul remède urgent s’impose, le retour aux sources de la Tradition adaptée aux problèmes particuliers de notre époque. La tâche s’avère particulièrement difficile, la crise est sans précédent et il nous faut un remède énergique à la mesure du mal. Nous avons besoin d’une mutation, d’un bond en avant, d’un inversement des pôles de nos priorités, d’un changement de bord de notre évolution. Il est devenu urgent de redécouvrir les valeurs transmises depuis des millénaires par nos Grands Anciens et de libérer du joug des convenances actuelles notre esprit créatif par un renouveau spirituel qui nécessite un retour aux vraies valeurs éternelles du Druidisme.

 

Il nous faut une véritable révolution psychologique. La confusion, le chaos apparaissent lorsque l’homme se sépare des forces de la nature, lorsqu’il est en inharmonie avec les Intelligences Supérieures, les seules capables de lui apporter les impulsions nécessaires à son évolution intérieure et par-là même extérieure. L’homme invite la contradiction, le conflit intérieur lorsqu’il se dissocie en divers plans et cela survient lorsqu’il  met en valeurs les aspects les plus secondaires de sa personnalité et néglige ceux qui sont les plus importants.

 

La spiritualité est plus une question d’équilibre qu’une question de connaissance de soi sur tous les plans : actif, temporel, sentimental, émotionnel, intellectuel et spirituel. Le sage est celui qui saura établir la loi du juste milieu. L’erreur surgit quand on oppose l’un à l’autre, lorsque la personnalité n’est pas comprise comme un tout psychologique, ce qu’exprime la triade 79 du Barddas :

Chaque acte de l’homme devrait posséder 3 harmonies

-          harmonie avec la morale naturelle

-          harmonie avec les facultés supérieures de l’humain

-          harmonie avec ce qui peut subsister pour jamais, de chaque chose dans le cercle de GWENVED,

autrement dit

-          harmonie avec la divine volonté

-          harmonie avec les perfections humaines

-          harmonie avec ce qui peut exister pour jamais, de la Divinité, de leur essence dans le cercle de GWENVED.

 

                                          

 

 

* Nous avons déjà eu l’occasion de nous expliquer dans d’autres articles et à plusieurs reprises, sur le sens du mot « race » dans le Druidisme, qui ne saurait prêter à aucune interprétation d’une quelconque forme de racisme.

 

 ** Ce mot « élite » un peu pompeux ne signifie nullement une forme de caste supérieure destinée à la domination mais uniquement un niveau de connaissances acquises.  En toute logique, un vrai « connaissant » pratique toujours la simplicité et l’humilité.

 

*** Selon la formule bien connue : « la nature se venge toujours de l’homme qui cherche à la corriger »



03/02/2017
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