Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Etude sur les Triades

 

Trois unités primitives  :  un Dieu, une Vérité, une Liberté.

 

Au départ nous avons :

 

Un Dieu ; origine de toute aventure spirituelle; Il est de ce fait le minimum, le principe irréductible. Il ne s’agit donc ni de Yavhé, d’Allah, de Brahma ou de l’INCREE, qui sont des noms attribuées au maximum de la spiritualité. A ce niveau, Dieu est simple et désigne une qualité comme :

Une vérité ; critère de toute observation. Le niveau élémentaire de la matière et de l’observable. Pour décrire le premier stade du matériel, il faut se baser sur une certitude et c’est le rôle de la vérité. Donc, il faudrait remarquer, d’après ce que nous venons de dire que Dieu est faux ! Ce qui est logique car cela signifierait que l’un des deux n’est pas unité primitive mais secondaire de l’autre. Pour les comprendre nous avons :

Une liberté ; attitude primordiale. La nature ne confond pas ses composantes dans un mélange mais les associe de façon singulière. Dans un couple chacun reste soi-même tout en formant une unité. Il n’y a pas de choix préexistant à l’origine, ainsi la liberté devient la seule possibilité originelle. Avant  toute création, y-a-t-il du divin ou du vrai ? La réponse n’appartient qu’à nous seul.

 

 

Trois réalisations à partir des unités primitives : la Vie, le Bien, la Puissance.

 

Par combinaison nous obtenons :

 

La Vie ; quand le divin devient vrai. La vie est donc dans notre univers, la matière traversée par l’étincelle divine. L’Esprit a le rôle de rendre vivant toute matière en la dotant d’une structure qui donne un sens précis à son évolution. La mort devient de ce fait, la dispersion de la matière par absence du divin, base de sa cohésion actuelle.

Le Bien ; quand le vrai devient divin. La prééminence est inversée. La matière donne une valeur à l’Esprit. Le Bien est un critère qui donne raison aux choses spirituelles. Le Bien peut donc exister dans toute situation matérielle et le mal consiste à aller à l’encontre de l’esprit. Devant cela :

La Puissance ; représente la possibilité d’agir selon l’usage de la liberté précédente. Admettre l’origine divine, c’est préférer le bien à la vie car nous y voyons la justification de Dieu. Admettre initialement le vrai, c’est privilégier la vie par rapport au bien car nous y jugeons plutôt l’action divine. Bien sûr, notre liberté permet d’envisager d’autres schémas à partir du divin et du vrai, et notre puissance pour la vie et/ou le bien en dépend.

 

 

Trois nécessités pour parvenir à l’homme : acquérir la Science, la Force, l’Amour.

 

Les stades qui précédent l’homme ont leur propre impératif :

 

Acquérir la Science. c’est le stade minéral où la loi est prépondérante, obligeant chaque participant à s’adapter pour survivre. Nous trouvons à ce niveau l’acceptation. Cela n’empêche pas le génie, mais ce dernier doit alors s’exprimer dans ce cadre donné.

Acquérir la force. Le premier pas pour se dégager de la loi consiste à se servir de la partir de la matière. La notion de loi est dépassée et la notion de moralité peut alors apparaître. Les élémentals qui évoluent à ce niveau peuvent être indifféremment bons ou mauvais.

Acquérir l’Amour. Le pas suivant doit dépasser la notion de bien ou de mal, ce sera le rôle du sentiment. La recherche de l’animal expérimente l’instinct et l’amour chez les plus évolués. Sur le plan physique cela se manifeste par le mouvement.

 

L’homme viendra seulement  après quand il aura le pouvoir et la liberté de dépasser le niveau affectif. Mais, cela ne peut se faire sans d’abord connaître les lois de la matière sans, ensuite, savoir utiliser sa force et, enfin, sans canaliser la puissance physique.

 

 

Trois principes pour toutes choses : la Matière, le Mouvement, la Vitalité.

 

Pour rendre les choses manifestes, il y a :

 

La Matière ; manifestation du vrai. Son expérimentation demande de la logique et c’est ce qui la rend vrai. Quiconque peut-être convaincu par les arguments d’une découverte matérielle. Mieux, dans les cas moyens, on peut même recommencer le processus. La matière s’impose par son évidence, au risque d’aller jusqu’à l’obsession de la preuve. La matière a le poids du passé.

Le Mouvement ; manifestation de la liberté. Son expérimentation demande de la souplesse. Nous sommes dans le monde de l’évolution, le statique se dérobe. Il faut donc imaginer un point de départ pour comprendre cette instabilité. Cela correspond à la période de douite où les choses se relativisent. Mais, c’est aussi la période du renouveau car on peut repartir vers le futur.

La Vitalité ; manifestation du divin.  Nous sommes à ce moment au cœur des choses, ce qui nous permet d’avoir des certitudes. Nous vivons l’évidence. Toute la volonté d’être se situe là. Bien sûr, celle aussi de créer, le dynamisme devient alors le moyen d’équilibrer un nouvel état de la matière changée par l’expérience. Nous sommes en pleine actualité.

 

 

Trois  alternatives pour l’homme : Cytraul ou Gwenved, Fatalité ou Liberté, Bien ou Mal.

 

Selon l’usage de la liberté donné à l’homme

 

Il parviendra en Cytraul ou en Gwenved. Cytraul est le stade de l’anéantissement alors que Gwenved est le monde de la réalisation. Chaque acte fait par l’homme l’oriente dans une des deux directions. Il s’agit de l’Homme et non des hommes, seul l’individu est en cause.

Il acceptera la Fatalité ou usera de la Liberté. A chaque pas  de m’homme, il y a un aspect immatériel qui découvre les potentialités. La fatalité c’est l’hérédité de l’homme remplit d’expérience, la liberté appartient à l’homme nouveau qui vibre sur un plan supérieur.

Il fera le Bien ou le Mal. Au niveau de l’autre, l’action de l’homme est ressentie en positif ou en négatif. Positivement elle amène un progrès, donc le bien, négativement, elle fait stagner ou reculer et c’est le ma, car, toute l’histoire de l’univers se résume en une avancée perpétuelle vers le mieux, donc vers Dieu..

 

 

Trois plénitudes en Gwenved : Avoir participé à chaque étape de vie, Réunir chaque principe avec son âme, Aimer toute modalité d’existence.

 

Le but ultime de l’évolution demande :

 

Avoir participé à chaque étape de la vie ; parce que l’évolution de la matière se fait sur des matériaux déjà éprouvés. Pour accéder à l’humanité, l’homme possède un système végétatif efficace, ce qui nécessite d’avoir acquis une parfaite maîtrise de l’instinct dans les stades inférieurs. Dans le cas contraire, une partie de la vie se passe à acquérir ces instincts au détriment des activités purement humaines.

Réunir chaque principe avec son âme ; pour assurer la cohérence de l’existence actuelle. L’âme joue le rôle de coordinateur de tous les processus intervenant dans le stade d’évolution. Elle n’en est pas forcément le principe supérieur, elle est parmi les principes les plus élevés, celui réalisant la synthèse actuelle.

Aimer toute modalité d’existence ; parce que pour l’esprit, toute existence fait partie de l’univers. Il faut prendre conscience que les problèmes de l’âme sont liés uniquement à notre expérience consciente. En toute logique, d’autres principes peuvent remplir un rôle de synthèse donc, être l’âme d’un stade plus vaste où nous sommes seulement acteurs. Nous sommes ainsi amenés à reconnaître d’autres existences et à les respecter autant que nous-même.



20/02/2017
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