Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Druidisme et liberté

Lorsqu’il nous arrive de parler de « Druidisme » à des amis, même très proches, et surtout de faire état de notre intérêt pour son enseignement, les réactions sont souvent de 2 sortes :

-          soit ils demandent quelle est cette nouvelle secte,

-          soit, ils s’étonnent que cela puisse encore exister de nos jours.

 

Cette deuxième catégorie est quand même la plus représentée, surtout par la publicité, bien involontaire, des albums des aventures d’Astérix et de l’engouement créé pour leur lecture, fort amusante il faut le reconnaître.   Toutefois, l’étude du Druidisme ne saurait se résumer à des planches de bandes dessinées et, en matière d’histoire de notre pays, l’antique Gaule, sa vie, son organisation, non seulement politique mais spirituelle, n’a pas eu beaucoup les faveurs des livres d’histoires officiels, qui l’ont superbement ignorée au profit de Rome et de sa « soi-disant » brillante civilisation. On connaît mieux les noms de Jupiter, de Junon, de Minerve ou d’Apollon, que ceux d’Esus, de Belen, de Teutates, de Lug ou d’Epona.

 

Hormis quelques ouvrages d’auteurs spécialisés, la Gaule a toujours été l’enfant pauvre de l’éducation nationale, qui considérait les Gaulois comme des êtres rustres, batailleurs, grossièrement vêtus, habitant des huttes de torchis avec une toiture percée d’un trou pour laisser passer la fumée. Or nos ancêtres avaient inventé la charrue, le tonneau, la fabrication de la bière (la fameuse cervoise), ils pratiquaient le tissage du lin et de la laine, savaient habilement travailler les métaux, connaissaient parfaitement les vertus curatives des plantes et réalisaient de magnifiques œuvres de joaillerie, nettement comparables à celles d’autres civilisations du bassin méditerranéen.

 

Généralement les gens, hormis quelques esprits indépendants et non-conformistes, éprouvent instinctivement un sentiment de méfiance, voir de malaise, pour toute forme de pensée qui sort des sentiers battus de l’habitude, du conformisme idéologique, pour ne pas dire du confort spirituel des grands mouvements religieux ayant pignon sur âme, et surtout, acceptés comme tels, par l’INDEX médiatique.

 

Et pourtant, pour l’ère du Verseau, encore dans les premiers stades d’un enfantement qui ne semble pas facile, mais qui devrait voir les effets de la sublimation de l’esprit et de la connaissance, le Druidisme paraît être la seule doctrine capable de fournir à chaque individu, la hauteur nécessaire pour aborder cette ère nouvelle.

 

Pour vaincre les sceptiques et les peureux, le Druidisme offre pourtant un argument de taille, un sésame des consciences, un mot magique mais tellement difficile à comprendre : LIBERTE.

 

D’abord la liberté des corps, le Druidisme conseille en toute chose sagesse, équilibre et modération, mais n’oblige à aucune contorsion physique, aucune mortification, aucun jeûne dangereux et prolongé, n’interdit aucune boisson, aucun aliment, n’oblige à rien d’autre qu’au respect de toute forme de vie et au respect de son propre corps.

 

Liberté de l’âme, le Druidisme enseigne que l’être humain étant lui même partie intégrante de la Divinité suprême, son âme ne peut connaître les tourments d’un enfer éternel mais doit arriver, après plusieurs réincarnations, à parvenir à sa propre plénitude dans le Gwenved.

 

Liberté de l’esprit enfin car, étant absolument anti-dogmatique, le Druidisme ne peut admettre des carcans idéologiques. L’être humain est à la fois lui-même, temple et servant de l’Esprit Universel , initiateur de toute forme de vie, appelé l’INCREE.

 

Quelle que soit la religion ou l’idéologie, spirituelle ou même seulement matérielle, dans laquelle il a été élevé et formé, n’importe quel homme, ayant suffisamment développé sa propre ouverture vers la recherche de la connaissance et de la vérité, peut se retrouver dans le Druidisme, dont la doctrine est uniquement basée sur la recherche de cette vérité, une et sacrée puisque émanant directement des lois supérieures de DIEU. Il puise son enseignement à la source même de la création, de cette sagesse qui vient du fonds des âges, non révélée mais réfléchie, constatée, expérimentée et appliquée. Le Druidisme crée l’harmonie entre toutes les formes de vie, se pose en vainqueur de la mort et marque le retour d’un éternel printemps.

 

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11/03/2017
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