Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Définition du paganisme

Le paganisme est une « religion » naturelle correspondant au mystère d’une région (dynamique invisible dans la terre, les eaux, tout ce qui se passe, pousse et vit en ces lieux) et le mystère des races qui s’y fixent assez longtemps pour y plonger des racines de chair, d’âme psychique et d’esprit. Naturel ici qualifie l’esprit et la vie spirituelle, l’élan métaphysique, la perception des plus hauts symbolismes. Une religion naturelle ou paganisme, a les sens d’une religion « religieuse », reliant les êtres humains, plus précisément les races* humaines, aux forces cosmiques, aux esprits innombrables qui agissent et, parfois, se combattent entre le sol et le firmament.

 

Elle ne provient pas d’une simple « révélation » en gageant à l’acte de foi, mais d’une gerbe de traditions s’exprimant en un regard dirigé vers l’invisible, vers un culte de la nature, vers une échelle de valeurs. Le Paganisme n’est pas une construction dogmatique ayant pour objet une réponse inspirée aux sollicitations de la grâce divine, le salut, la déification, non pas  une vérité fixe, universelle, uniformisante, mais le sentiment profond d’un mouvement, d’un changement incessant venant de soi, une expérience des forces et des entités que l’on peut appréhender ou percevoir.

 

Le Paganisme relie le visible à l’invisible, les racines terrestres et charnelles, aux racines célestes et spirituelles, la créature à son créateur. Habituons-nous à appeler « paganisme » la religion naturelle**, celle qui jaillit des êtres et des choses, en un mot, la respiration du cosmos, cette « totalité » autour de nous et en chacun de nous. Habitués à appeler cela « paganisme », considérons donc plutôt que tout homme né « païen », c’est à dire naturellement « religieux ». Si l’on dégrade cette religion naturelle en rendant absolu ce qui n’est que relatif dans une vision du monde devenue figée, il ne reste plus que de l’idolâtrie.

 

L’idolâtrie n’est pas le paganisme. Elle est à celui-ci ce que la sorcellerie est à la magie, une dégradation par perte du regard religieux, une sclérose habituelle, une confusion. Qu’est ce que l’idole ? l’engloutissement du supérieur dans l’inférieur, dans l’insignifiant. L’idolâtrie n’a jamais été un phénomène païen, car le paganisme possède une lumière « au dedans » contrairement aux formes des religions dogmatiques qui ont, dans leurs livres « saints », des idées et des définitions de DIEU de manière absolue et pathologique, des fantasmes, des pensées qui se veulent logiques mais qui ne sont que dogmatiques. Ces confusions ont pour rôle principal d’essayer de présenter des réponses aux questions et angoisses de leurs fidèles, leur ôtant toute forme de liberté spirituelle .

 

 

                                                                                                  Druide Screen Shot 04-14-16 at 08.40 PM.PNG Mog Ruith

                                                            Texte paru dans la revue « Message » éditée par le GDG

 

* à plusieurs reprises, dans des textes précédents, nous avons eu l’occasion d’expliquer la notion de « race » en Druidisme

** dite aussi : religion native



09/08/2017
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