COLLEGE DRUIDIQUE DES GAULES

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Le Menhir

Le gigantesque bloc de granit scintillant

De perles de rosée sous le soleil levant,

Etend sur la lande son ombre tutélaire

De colosse jaillit du profond de la terre

Pour en parler aux cieux.

 

Les humains, qui au prix de gigantesques efforts

Ont dressés ce menhir, sont depuis longtemps morts

Mais ils n’ont en vain prodigué tant de peine

Pour t’élever ici, Pierre magicienne

Aux pouvoirs merveilleux.

 

Attentif au trajet décrit par l’ombre immense

Que jette le menhir en sa lente mouvance,

Le Barde, de sa canne, marque l’extrémité

Du point atteint par elle au solstice d’été

Quand surgit le soleil.

 

Le front contre le roc et les bras étendus,

Il recueille à présent les échos entendus

Depuis le plus lointain de la terre Celtique

Jusqu’aux rivages de l’océan atlantique

Où dort l’astre vermeil.

 

Par la pierre dressée, montent des profondeurs

Insondables du sol les bruits avant-coureurs

Des séismes profonds, des chaleurs et des pluies

Dont il sait les secrets dedans les sols enfouis

Aux Bardes révélés.

 

Par des ondes lancées sur un rythme connu

Depuis le grand dolmen par un Druide inconnu

Le Barde reçoit les forces magnétiques

Dont il dispensera l’énergie bénéfique

Aux humains déprimés.

 

Puis l’astre décline, majestueux et lent,

Depuis la nue jusqu’au firmament,

Des étangs tout proches monte une faible brume,

Là-haut, dans le ciel, les étoiles s’allument

O ! sublime beauté.

 

Ils montent tous aux cieux : les mages d’Orion,

Les ourses, le Serpent, le Cancer, le Lion,

Et lorsque sur la terre la nuit étend ses voiles,

Notre Barde, immobile, regarde les étoiles

Parler de l’INCREE.

 

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04/08/2015
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