COLLEGE DRUIDIQUE DES GAULES

COLLEGE DRUIDIQUE DES GAULES

Le Gui

 

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‘ uhelvarr ’

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire

Vénération

Philosophie

 

 

L'une des panacées de la nature, sacralisée par les Druides, à la suite de guérisons miraculeuses réalisées par le Grand ancêtre, le Maître RAM....

La légende nous dit qu'à la suite d'une épidémie, RAM eu une vision lui désignant le gui comme remède.

Depuis, les Celtes, les Gaulois, les Scythes,  etc..  vénéraient cette plante.

Par conséquent, les arbres qui reçoivent le gui étaient considérés comme sacrés, On rencontre le gui sur une centaine d'espèces d'arbres, mais c'est sur le chêne que celui-ci prend le maximum de force curative  C'est pour cette raison que le chêne en particulier était considéré comme sacré par les anciens.

Chacun connaît, pour l'avoir apprit à l'école, l'histoire des Druides cueillant le gui du chêne avec une faucille d'or.

César parle de cela et nous renvoyons le lecteur à "DE BELLO GALLICO", où i1 est question de ces cérémonies du solstice d'hiver. P1ine également parle de cette fête de la cueillette du gui, et par ce texte nous apprenons beaucoup sur le rituel druidique d'alors :

" Il est très rare de trouver ainsi le gui, et quand on le trouve, on le cueille dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la Lune, car c'est par cet astre que les Gaulois règlent leurs mois et leurs années, de même que leurs siècles de trente ans. On choisit ce jour parce que la Lune y a déjà une force considérable, sans être cependant au milieu de sa course. Ils appellent le gui d'un nom qui signifie "Celui qui guérit tout". Après avoir préparé un sacrifice au pied de l'arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d'une robe blanche le prêtre monte à l'arbre, coupe avec une faucille d'airain le gui, qui est recueilli dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant 1a divinité de rendre ce sacrifice profitable à ceux pour qui il est offert. Ils croient que le gui, pris en boisson, donne la fécondité aux animaux stériles et constitue un remède contre tous les poisons. Tel est le comportement religieux d'un grand nombre de peuples à l'égard de choses insignifiantes."

 

 

C'est d'ailleurs peut-être grâce â lui qu'il fut possible de rectifier l'erreur trop communément faite au sujet de 1a "faucille d'or". On sait maintenant qu'une erreur de copiste a remplacé AEREA = Airain, par AUREA = Or.

 

Nous ne pouvons bien sûr pas savoir si les faucilles étaient en airain ou en laiton, ou en bronze, les Gaulois étant d'habiles fondeurs, mais une chose est certaines un objet en or ne peut pas couper une branche de gui. Notre expérience â ce sujet nous montre qu' un tranchant de couteau â lame d'or ne tient pas 1'affûtage, le métal étant trop mou...

La faucille " d'or " doit être considéré plutôt comme un symbole...

Le gui bien sûr, c'est le symbole de l'hiver et ses grosses boules vert sombre font ressortir le dépouillement des arbres.

Les feuilles sont tombées, le Soleil n'est plus, la nature dans son entier â l'aspect de la mort, 1a terre est comme rentrée "en elle-même". Ce sera donc l'époque où les nuits d'hiver éclairées par la glaciale lumière lunaire verront s'arrondir les diaphanes baies du gui. Blanc froid, transparentes, elles rappellent

1iastre de la nuit. Le gui est donc le symbole de la victoire sur la mort, de la résurrection...

L'origine de cette plante est assez incertaine. D'aucun nous a dit que l'archipel de MU avait déjà du gui sous une autre forme. L'Australie, qui pour certains est un morceau de Lune, produit certaines variétés de gui intéressantes. Au cours des millénaires le végétal cherchant â se libérer de 1a terre est parvenu â se ' fixer au delà ... De nos jours, c'est une complète émancipation qui est opérée.

Si nous regardons une plante herbacée, nous remarquons une élévation du principe de vie au-dessus de la terre. Un arbre va plus loin: i1 émet un tronc qu'il "pousse" loin a- dessus de la terre(40 mètres pour certains cèdres). Et sur ces "excroissances de terre"l'arbre va plus loin en allongeant ses branches et plus haut encore, il fait ses feuilles.

Rappelez vous la sensation que vous avez eu le jour où, grimpé au plus haut d'un feuillage, votre tête émergeait au dessus de l'arbre...

Le gui fait de même, et en aristocrate, il se libère de l'emprise terrestre en s'implantant le plus haut possible dans l'arbre.

 

 

Ecoutons à ce sujet R.Steïner parler du gui dans sa conférence du 25 mars 1920

 

 

" Considérez â ce point de vue 1a forme parasitaire parmi les végétaux, par exemple le gui. Dans cette plante ce qui habituellement reste organiquement lié par son insertion sur le tronc, s'isole en un processus indépendant. La formation du gui constitue une intensification du processus " floral et de fructification, lié à une émancipation des forces terrestres. Ce qui dans la plante est 1e moins terrestre, à tendance à s'émanciper dans le gui. Nous voyons ainsi ce qui s'élève et s'isole de la terre entrer en rapport avec les forces extraterrestres et former progressivement les fleurs et les fruits et parvenir à une individualisation, à une émancipation particulièrement intense dans le gui."

 

 

Il est clair que le gui représente donc les forces qui tendent à s'élever de

 

1a terre vers le ciel et plus précisément à ne plus dépendre de la terre,

Chacun verra l'analogie avec l'Homme qui cherche: à ne plus dépendre et à s'élever...

D'où une voie claire..,

Cette faculté d'indépendance et le comportement très particulier du gui révèle une nature inhabituelle très intéressante quant à l'utilisation, Nous y reviendrons dans la troisième partie.

Une autre faculté non moins intéressante, due également à l’individualisa tion du végétal, est son refus au géotropisme. En effet, le gui, non content de refuser 1a terre, semble refuser aussi 1' arbre sur lequel i1 prend racine pour se nourrir : on le voit émettre une branche, qui s'allonge, et va former un CENTRE autour duquel 1a sphère va se spatialiser, et placer ses éléments sur la PERIPHERIE de sa sphère favorisant ainsi l'apport de Lumière dont le gui a un besoin essentiel. Ce point sera également reprit dans 1a troisième partie, car il indique par cette particularité une intéressante utilisation thérapeutique.

Un soir de méditation, où nous méditions à ce phénomène et à ses significations possibles, un Guide se présenta.,

"Je te ferais remarquer que, si les hommes ont d'une façon générale tous le même squelette, ils se différencient uniquement par LEUR TETE qui prend appui sur le corps pour créer un CENTRE en dehors de celui-ci et créer une sphère autour de ce centre…"

Comprend qui veut...

 

 

Nous voyons donc trois choses : le gui s'élève dans l'espace ; 1e gui se nourrit de la sève de l'arbre sur lequel i1 est, donc nourriture transformée ; le gui s'organise individuellement.

I1 s'en est suivi pour les Sages de tous les temps une philosophie inspirée par une certaine ANALOGIE entre la NATURE et l'HOMME.

5i l'homme veut vivre selon la nature courante, i1 vivra selon le rythme solaire, annuel, en croissant, fructifiant, mourant. Mais là n'est pas le seul rythme de la nature. Si l'Homme veut vivre selon des lois plus élaborées, il essayera alors de vivre selon un RYTHME SOLI-LUNAIRE, comme le gui. I1 adoptera alors une attitude différente tendant â l'organisation individuelle, basée sur l'Esprit non dépendant de 1a nature terrestre et à attendre que ses "fruits" soient transportés par ce même Esprit, comme le symbolise la transplantation des graines du gui par les oiseaux ou 1e vent.

Cet Homme saura qu'il peut se nourrir de la Terre en transformant cette terre, par l'eau, par le feu, mais que sa structure véritable n'est pas forcément soumise à la Terre.

Il saura ainsi aussi que lorsque la mort survient, une partie de lui-même - celle qu'il aura élaborée pendant " l’année " - prendra le relais et remportera la victoire sur la mort.

 

 

C’est cela même qui est revécu chaque année au cours de la cérémonie du solstice d'hiver pendant laquelle le Collège en son assemblée procède â la solennelle cueillette du Gui Sacré:

L'officiant doit d'abord " monter " pour atteindre la plante. " Pieds nus "... nous dit Pline en son Histoire Naturelle. I1 doit par ses propres forces gravir le tronc de l'arbre. Cela fait, i1 faut transformer la plante suivant les règles de la vie, afin de la rendre ingérable. Ainsi celui qui accomplit ce rite pourra espérer se faire aider par le gui dans sa RESTRUCTURATION INDIVIDUELLE.

Le gui sera recueillit dans un linge pur et les rameaux qui malencontreusement tomberaient à terre sont irrémédiablement perdus et ne doivent pas être relevés. Ils sont laissés sur place. Ils nourriront 1a terre pour son renouveau...

Le linge réceptacle doit être tenu par des Jeunes femmes pures: autre analogie soli-lunaire. Le Druide-Homme s'élève au-delà de la terre afin d'appréhender les structures spiritualisées et de les distribuer à 1a terre par l'intermédiaire de la Femme-réceptacle, dans le but de la spiritualiser...

 

 

Pline rapporte que le gui était cueilli le 6éme jour après la nouvelle Lune. Cela nous indique le souci qu'avaient les Anciens de conformer leurs actes à leurs rituels aux mouvements de l'Univers et de respecter la nature lunaire de cette plante.

Nous savons aujourd'hui, par divers travaux, que les radiations lunaires ont une intensité remarquable 1e 6ème jour de la Lune.

Le solstice d'hiver est 1e point bas des activités solaires, nous 1e savons, Le gui utilise donc D'AUTRES radiations pour assurer sa. végétation. C'est pour cela que le gui est cueilli au solstice. Mais il peut être cueilli à divers moments de l'année :

- Au printemps, en Avril-Mars, lors de 1a Lune rousse, le gui se couvre d'une pellicule de poudre qui lui donne une couleur ambrée : ce qui lui a valu le surnom de " rameau d’or " ou " rousset ", et qui montre encore sa nature soli-lunaire,

- En été, le gui peut être cueilli, mais uniquement pour sa végétation.

Un laboratoire suisse crée un remède constitué par deux " gui ". L'un d'hiver, l'autre d'été. Le remède est ainsi plus " annuel " et reconstituant,

- En automne enfin, après 1a sève d'Août, le passage de l'autre Lune rousse donne au gui une énergie particulière ...

Ces particularités font du gui un élément auquel la tradition populaire reste attachée.

Par exemple de nos jours dans les îles britanniques ainsi qui en France il est heureux de s'embrasser sous 1e gui.

Une branche de gui suspendue dans la maison protège celle-ci de tous maléfices et apporte le bonheur,

Nous invitons tout ceux qui s'intéressent, à trouver dans toutes les mythologies les références au gui, à ses symboles et à ses utilisations ...

 

Mais pour nous, Druides, 1a fructification du gui lors de la mort de la nature en fait un symbole de résurrection, de vie éternelle et des fruits recueillis par l'élévation spirituelle.

L'homme boit 1a potion, l'Homme comprend, ressent, le Druide va cueillir le Gui ...

Rappelez-vous 1a croix végétale : le cercle de KEUGANT est formé par les feuilles de chêne représentant 1a société agissante, support; le cercle de GWENVED est formé par des épis de blé symbolisant 1a RECOLTE de ceux qui ont réalisé. Mais le cercle d'ABRED cercle des migrations ou d'évolution est imagé par le GUI et ses fruits....

 

 

IL EST DONC CERTAINEMENT NECESSAIRE, POUR NOUS DRUIDES D'OCCIDENT DE PASSER PAR LE GUI ET DE VIVRE EN SA MUTATION, SA REGENERATION INDIVIDUELLE.

 

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Botanique

LE GUI ..

 

 

Beaucoup de traités de botanique présentent le gui d'une manière très détaillée, et i1 suffirait de s'y reporter. Mais notre présentation serait

incomplète sans un rappel botanique.

Le gui est connu sous beaucoup de noms et en particulier le plus employé :VISCUM Album - blanc visqueux - nom unique utilisé par l'homéopathie.

Plus simplement on le connaît sous les noms suivants :

Bois de Saint- croix ; Verquet; Blondeau ; Rousset ; Bouchon ; Vert de pommier.

Les Bretons "bretonnant" l'appellent encore DOUR DERHUE " eau de chêne ".

Pour les amateurs de linguistique, Christian Guyonvarc'h qui a fait une savante étude sur les Druides, donne plusieurs termes recueillis dans diverses langues celtiques. Nous les rappelons : uileiceadh : Irlande I877 ; uile-ic ( misteltoe ; mistel en allemand moderne ) Dublin 1927; uil-ioc : gaëlique écossais 1893 ; oll-iach " qui guérit tout " : gallois ; ihwelvad ( ou uhelvat ) " bien élevé " I8ème breton ; enfin le nom populaire courant breton : uhelvarr " haute branche ".

Le gui est un phanérogames, angiosperme dicotylédone, de la famille des loranthacées, comprenant 1400 espèces.

De nombreuses variétés d'arbres sont favorables au développement du gui mais c'est sur le pommier et le peuplier ordinaire qu'on le rencontre plus communément.

Rarement hélas sur les chênes…

 

 

Le gui est une plante dioïque, c'est à dire qu'il y a des sujets mâles et des sujets femelles. C'est derniers sont les plus nombreux.

Les feuilles opposées deux à deux, allongées, sessiles, charnues et semblables sur les deux faces, sont élégamment recourbées, rappelant dans cette position le croissant lunaire; elles ont deux ans de vie.

Les boutons floraux terminent l'axe de la branche.

Le gui fleurit !!   Mais ses fleurs verdâtres manquent d'élégance et de beauté. Elles remplissent une fonction utilitaire sans " dépense " inutile.

Les fleurs sont formées plusieurs mois avant leur épanouissement et ne s'ouvrent

 

qu'au printemps avant l'apparition des feuilles de 1'arbre sur lequel il croit, s'abritant ainsi du rayonnement trop intense du soleil estival.

Les fleurs mâles sont formées de quatre sépales, inclinés les uns vers les autres qui se redressent à la floraison.

A ce moment 1a fleur prend la forme d'une COUPE. Le pollen. sort à la face interne des fleurs ce qui accentue la soudure entre sépales et étamines.

Les fleurs femelles sont demi-sphériques. Elles sont formées par quatre pointes aiguës représentant les sépales, disposées en formes de croix avec au centre le stigmate en forme de mamelon.

La fleur femelle n'a pas d'ovule. Elle se contente du simple sac embryonnaire. La formation de deux graines bien constituées est néanmoins bien assuré.

 

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Le mode de fécondation n'est pas clairement défini, et les ` auteurs ne sont pas d'accord. Néanmoins, i1 semblerait qu'à l'instar des cèdres ou des orties - plantes dioïques - le gui subisse les mêmes visites, du vent d'abord, des abeilles

-qui commencent à sortir à ce moment de l'année - des oiseaux ou.., des fourmies.

L'ovaire se développe alors jusqu'à former une baie,  drupe qui n'arrivera à maturité que fin septembre. Elle reste néanmoins en place jusqu'au printemps suivant. Grosses comme un pois, on les voit encore lorsque les fleurs suivantes apparaissent.

Ces baies constituent l'élément de propagation.. Elles contiennent deux graines enrobées d'une pulpe visqueuse et gluante (c'est ce qui a valu au gui le nom de viscum.)

Les graines sont constituées par un albumen vert entourant les deux cotylédons verts aussi.

La propagation n'est encore défini que très vaguement. Là aussi les auteurs divergent...

Ils sont d'accord sur un seul point : les graines tombées à terre sont irrémédiablement perdues. Une preuve de plus que le gui est étranger à la terre.

Un herboriste, en Bretagne, nous a affirmé avoir " semé " du gui en déposant sur des chênes , des graines qui avaient préalablement séjournées 24 heures dans de 1a fiente de grive.... On peut dire qu'il y a de fortes présomptions pour que l'ensemencement se fasse par l'intermédiaire des oiseaux.

 

Lorsque la nourriture est devenu rare et que la terre est gelée ou recouverte de neige, il est difficile pour 1a gente ailée de gratter les semis. Le gui va alors assurer 1a nourriture des oiseaux : pigeons, merles et corneilles mettent le gui à leur menu....

M. Paumier, Directeur de l'Ecole Normale d'Auxerre à qui nous devons une remarquable étude sur le gui, affirme que celui-ci doit sa propagation à l'intervention de la Grive Draine. Pourtant, il nous paraît peu probable que seule, une espèce d'oiseaux s'intéresse au gui.

Malgré que le mécanisme de la propagation du gui ne soit pas complètement élucidé, un fait est établi: peu de graines traversent le tube digestif de l'oiseau transporteur.

De nombreuses graines sont collées aux branches lorsque l'oiseau écrase les drupes et qu'il sent son bec englué. Il n'est pas rare de voir les merles s'essuyer sur les branches 1e bec enduit de pulpe blanche.

Les graines ainsi débarrassées d'une partie de leur colle vont rester étalées sur la branche ou~sur l'arbre voisin....

Mais aussi lorsque l'oiseau dépose ses déjections sur les branches, celles-ci forment, un fixateur favorable et les diastases digestives ont eu un effet heureux sur l'enveloppe de la graine.

 

 

Nous sommes au printemps et la terre se réchauffe .... c'est à ce moment que l'embryon va se former.

I1 allonge alors sa radicule mais laisse ses cotylédons enclos dans l'albumen de

1a graine. La radicule va immédiatement à la recherche de son implantation. Dés qu'elle rencontre le support, elle s'étale en forme de disque comme de la cire qui coule.

En même temps 1a tigelle sort de l'amande en émettant une sorte de petit cylindre vert. (fig.1)

 

 

Et ce sera tout pour ma première année…

 

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Maintenant, il s'agit pour notre nouveau né de s'installer très sûrement sur la branche. Si celle-ci est convenable lisse et mince, la radicule adhérée à l'écorce se transforme en racine et s'enfonce en direction du cambium, qui va

 

nourrir l'embryon. lorsqu' il y parvient, il s'y fixe à l'aide d'une sorte de coin qu'il insère entre " cuir et chair ". (fig. 2)

 

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À ce moment, la tigelle se redresse, et les cotylédons épuisés de l'albumen vont bientôt disparaître. C'est alors la naissance des deux premières feuilles et

1e tout ne fait pas plus d'un centimètre de hauteur.

C'est 1a fin de la deuxième année, début de la troisième.... Et à partir de cet instant, le développement régulier va continuer jusqu'à maturité  de la boule qui vit en moyenne 19 ans.... Autre indication soli-lunaire: Méton au 4ème  siècle avant J.C., a démontré que 1a Lune et 1e Soleil sont en conjonction parfaite tous les.... 19 ans.

 

 

Entre fleur et feuilles, il s'est donc passé entre 18 et 24 mois.

Le gui montre là encore sa complète indépendance du rythme terrestre.

 

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C'est cette indépendance qui en fait la plante choisie, l'adjuvant souverain, qui prendra en charge ceux qui le comprendront....

 

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Soins

Thérapie

Applications

 

 

LE GUI ...,

 

 

 

 

 

Avec la thérapie, nous abordons la troisième partie de notre étude, et pour bien comprendre, donc bien utiliser les vertus curatives du gui, il est

essentiel d'en bien connaître la vie, son attitude, son comportement.

 

 

Par les deux chapitres précédents nous savons déjà que :

1°- Le, gui refuse la terre et a, tendance à s'élever dans l'espace.

2°- Le gui, par son habitat et par sa végétation, refuse les rythmes habituels. A l'inverse des autres, il lui faut une saison spéciale pour s'épanouir. De cette manière la plante élabore des forces susceptibles de s'opposer au déroulement normal des choses. Mais aussi nous voyons que lorsque le gui est parvenu à s'implanter et qu'il déclenche sa végétation, il le fait encore d'une manière particulière.

Par une succession d'éclatements â partir des feuilles, puis des fleurs et enfin des baies, et ainsi de suite le gui intensifie le processus floral nous l'avons dit. Et tout ce qui émane du cosmos et vient heurter la terre a tendance a se manifester dans le processus floral.

Le gui, dans la formation de sa grande boule, va donc progressivement placer à la périphérie de sa sphère le maximum d'éléments susceptibles de recueillir les impondérables, c'est à dire  l'électricité, le magnétisme, la Lumière...

Mais où avons nous déjà vu cela ?!

Qui n'a jamais crié : « Oh ! la,belle verte...» ?

 

 

Oui ! Le feu d'artifice de l'hiver, c'est le jaillissement des boules et des baies du gui....

Et qu'est-ce qui produit les si belles luminosités des nuits d'été que sont les feux d'artifices ?

 

 

C'est le contact du PHOSPHORE avec 1'air.,..

 

 

Voilà une indication précieuse quand à l'utilisation thérapeutiques pour la formation de sa sphère, le gui utilise le processus PHOSPHORE.

Contrairement à un SEL qui tend a cristalliser, à durcir et à agir de haut en bas, le PHOSPHORE va du centre vers la périphérie et agit de bas en haut.

 

Une allumette à bout rouge fait de même en provoquant une vive lumière du centre vers la périphérie....

 

 

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Quelques mots enfin sur ce que révèle l'analyse chimique ....

 

 

Le gui contient des Amyrines, des Viscols et des Alcaloïdes, matières organiques composées de carbone, d'hydrogène, d'azote et dl oxygène. Mais aussi de la Saponine que lion emploi dans la fabrication de tous les savons, et également dans certaines lotions antipelliculaires, La Saponine irrite le tube digestif et détruit les globules rouges.

Outre de la Viscotoxine, le gui contient enfin de la Choline qui est un corps azoté entrant dans la composition de la matière vivante. Un de ses dérivés: l'Acétylcholine dont la sécrétion par le para-sympathique ralentit le cœur, diminue la tension artérielle, diminue la dilatation des bronches et les contractions intestinales.

La choline aide â la protection de 1a cellule hépatique et â la régulation du système nerveux.

 

 

 

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Connaissant les éléments ci-dessus, étudions maintenant les diverses utilisations possibles du gui en allant des plus simples aux plus compliquées.

 

La première de ces utilisations concerne chacun d'entre nous. Elle a été communiquée par Maître André, Guide du Collège. Elle est simple et peut être employée couramment tous les hivers :

H Faire macérer un couple de feuilles dans un verre d'eau, laisser 1e toute la nuit et buvez l'eau au matin.

Deux mois de ce traitement suffiront â vous faire passer 1a saison froide et une année sans problème.

En macération vineuse ou " vin de gui " on peut l'employer comme suit pour lutter contre l'hypertension :

H 40 Feuilles macérées IO jours dans 1 litre de bon vin blanc Filtrer et prendre 1/2 verre par jour.

Seule ou associée, l’infusion de feuilles de gui est toujours régulatrice.

 

En cas de troubles sanguins, épilepsie, crampes, artériosclérose etc..,:

H Faire infuser une bonne poignée de feuilles par litre d'eau et prendre 3 â 4 tasses par jour, pendant 10 jours par mois.

 

Pour les enfants, il sera vermifuge :

H Faire bouillir deux cuillères â soupe de feuilles dans du lait et boire chaud une tasse le soir.

 

 

Pour les crises nerveuses :

H Faire infuser une bonne poignée de feuilles fraîches pour un litre d'eau. Boire une tasse puis une cuillère â soupe toutes les heures

 

 

L'albuminurie peut être traitée comme suit :

H Infusion de 1 cuillère à soupe de feuilles pour un litre d' eau chaude non bouillante, boire en 24 heures.

 

Les engelures, si douloureuses, peuvent être réduites par des bains : HDécoction de 100 grs de plante fraîche (de chêne si possible) pour 1 litre d'eau, bouillir 1 heure à petit feu, passer ; bain de 10 mn chaque matin, des extrémités atteintes  dans 1e liquide chaud.

 

Pour les oedèmes des jambes et des chevilles, utiliser 1e vin de gui - voir prépa- ration plus haut- prendre:

H Une cuillère à soupe toutes les heures,

 

Si une toux persiste, préparer une infusion :

H 25 gr. de feuilles coupées menu pour 1 litre d'eau bouillante, infuser 10mn. 3 tasses par jour loin des repas.

 

Associé en partie égale à d'autres plantes, le gui sera également utile : L'hémorragie pulmonaire sera presque immédiatement arrêtée par une infusion du mélange :

Gui/Bourse à pasteur/Tormentille/Prêle

H Infusion 10 mn dans 1 litre d'eau bouillante et prendre 1 tasse puis 1 cuillère à soupe toutes les heures.

 

Associé à la Grande Ulmaire ou à la fleur de Sureau, le gui sera anti- r humatis mal.

H 3 à 4 tasses d'infusion par jour, 10 jours par mois.

 

Pour ceux qui désirent arrêter de fumer, le mélange suivant, en infusion ou en fumigations, sera d' une grande aide :

H Gui/Feuilles de chêne/Bétoine.

3 cuillères à soupe infusées 10 mn dans un litre d'eau bouillante. 3 à 4 tasses par jour.

 

 

Enfin, pour ne pas allonger inutilement la liste des remèdes, nous indiquons un mélange particulier, idéal, parfait:

Gui/Feuilles de chêne/Fleurs de Lamier blanc, aa.

Chaude ou froide, l'infusion sera une boisson désaltérante aussi bien que reconstituante. Pour les radiesthésistes, ce mélange à la MEME ONDE que l'HOMME. Pour d'autres, nous pouvons dire que ce mélange à MEME LONGUEUR D' ONDE QUE L'HOMME.

 

 

La liste des tisanes où le gui entre dans la composition n'est pas close. A chacun de créer sa pharmacopée personnelle, et de rester ainsi plus près de la Nature.

 

 

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Entrons maintenant dans un domaine plus élaboré, celui de l'homéopathie, où le gui va pouvoir donner encore plus de lui-même...,

Avant tout, répondons brièvement à la question si souvent posées " Qu'est-ce que l'homéopathie ? "

Ethymologiquement,  homéopathie  signifie:  homoïos  =  semblable;  pathos  =

affection. C'est avant tout donc, la thérapeutique du semblable par le semblable.

 

Hippocrate, 1e père de la médecine, avait depuis longtemps énoncé l'axiome de

1'homéopathie:"Similia similibus curantur."

Ce qui veut montrer que les médecins de l'antiquité, les vrais, avaient percés les secrets de la Nature.

Mais personne, avant Hahnemann, n' avait élevé ce principe â la hauteur d'un système thérapeutique parfaitement étudié,

L'illustre savant, après de longs travaux de regroupement de faits isolés dans

1e temps, réalisait une synthèse et créait une science nouvelle et durable. Après une étude approfondie des propriétés fébrifuge du Quinquina, par exemple, il fut frappé par les effets de cette drogue et observa les symptômes de la fièvre intermittente sur lui-même,

Il en déduit le premier des deux principes de l'homéopathie: " La substance médicamenteuse capable de déterminer dans l'organisme en santé un ensemble de troubles pathologiques, guérit des troubles analogues chez le malade ".

Le second principe ne fut conçu et élaboré par Hahnemann qu' après avoir expérimenté les résultats donnés par l'application de la Loi des Semblables, et c'est au cours de cures, qu'il observa des; aggravations médicamenteuses avec des remèdes employés â certaines concentrations. Il remarqua aussi les effets curateurs obtenus avec des substances " atténuées ".

L'exactitude de la loi des " atténuations ", corollaire du principe de similitude fut alors confirmé, et l'expérience de tous les jours permit alors de constater, par opposition aux doses allopathiques, l'effet inverse des doses "atténuées".

Ainsi, un produit qui provoque la toux â dose allopathique, supprimera cette même toux â dose homéopathique,..,

 

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Ces deux grands principes sont ceux que l' on doit se rappeler chaque fois que l'on est devant un problème de santé: Similitude et Atténuation....

Et, pareil au système solaire qui se déplace "en expansion", c'est-à-dire que le Soleil pousse ses planètes du centre vers la périphérie, les troubles et affections sont d'abord organiques, dans les cas aigus et progressivement se déplacent vers la périphérie de l'homme pour devenir chroniques et enfin héréditaires, quand ceux-ci atteignent l'aura, pour revenir ensuite....

 

 

De la même manière, les atténuations basses ont une action plus directe et moins profonde dans les cas aigus, alors que dans les maladies chroniques le remède doit généralement être une haute dilution.

 

 

 

 

 

Revenons maintenant à notre gui....

 

 

En tenant compte de tout ce qui à été dit jusqu'alors, nous voyons qu'en vertu des forces qu'il met en œuvre' 1e gui s'oppose à l'organisation régulière : il cherche à faire le contraire.

Par exemple, si une région du corps humain s'insurge contre la pénétration des  forces éthérique, les contraignant à s'arrêter, à s'accumuler, il  naîtra une induration, une tumeur, etc,...,Et ce sera le gui qui s'opposera à cette formation et qui reconduira ces forces éthérique là où elles ne voulaient plus pénétrer.

 

 

 

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 Ainsi le gui à la propriété de retenir le placenta dans l'organisme, en s'opposant au processus normal de 1a délivrance.

Dans d'autres cas, le corps éthérique prend trop intensément possession du corps physique en provoquant des crampes, inflammations ou abcès.

Ou encore l'action du gui provoque l'impression que l'on va tomber identique â celle que l'on a quand on monte dans un arbre. Impression de chute qui pourra

 

aussi être la spermatorrhée.

On peut dire aussi, que par rapport à 1a Nature, le gui a une nature active insensée. C'est ce qu'il faut utiliser quand l'organisme devient physiquement fou. D'où l'utilisation en cas d'épilepsie ou de cancer.

Ecoutons encore R. Steiner s'exprimer à ce sujet :

" Or, le gui est précisément la plante dont la dynamisation doit un jour permettre de ne plus avoir recours à la chirurgie dans les tumeurs. Le problème à résoudre est celui du traitement correct des baies du gui, évidemment en association avec d'autres forces du gui lui-même, en vue d'en faire un médicament. "

 

 

Il est intéressant aussi de sélectionner le remède pour les différentes affections en fonction de l'habitat du gui. Par exemple le gui de pommier peut traiter efficacement tous les cancers du bas ventre ; le gui de peuplier, arbre des lieux humides, traitera avec succès les  pleurésies, pneumonies ou bronchites.... Il sera bien sûr possible de pousser plus loin encore la sélection de remède, et pour "féminiser" davantage le gui de pommier, une trituration en association avec des sels d'argent, fournira un remède typiquement féminin....

Voilà une autre référence lunaire...,

 

 

Résumons  maintenant  d'une  façon  claire  les  cas  d'emploi  du  gui

" homéopa thisé ", en rappelant par un schéma simple ses lignes de force :

 

 

 

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R - La Teinture Mère en trituration sera indiquée lors des problèmes nerveux des enfants.

R - Les dilutions décimales traiteront les déficiences des organes ou fonctions de " centre " : les laboratoires Wéléda en Suisse, préparent une fermentation de gui sur bois de chêne. Les dilutions D4 ou D7 traitent efficacement l'épiphyse. R - De la première à la quatrième centésimale (1eCH-4eCH) seront utiles dans

 

l' hypertension. Utiles également pour prévenir une fausse couche pour aider le placenta à se fixer.

R - De la cinquième à la douzième centésimale (5eCH-12eCH) le traitement assuré sera celui des vertiges, des convulsions, de 1a dépression, des troubles circulatoires, de l'hypotension et de 1a spermatorrhée,

Il est possible, bien sûr, de pousser plus loin les dilutions, mais leur emploi devient très délicat. En conséquence l'utilisation en est réservée aux médecins homéopathes qui sauront adapter et nuancer les très hautes atténuations à chaque cas particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voici au terme de notre étude du gui. Nous ne prétentions pas avoir tout dit. Nous avons seulement voulu sensibiliser au fait qu' un seul des éléments de la Terre peut dans sa simplicité représenter l'Univers.... Chacun peut à sa guise vérifier l'affirmation bénéfique ment. Il suffit pour cela-de Vouloir, d'Aimer et de Croire. Car... "....car à vous je dis que la Foi est la valeur humaine la plus importante ..." affirme un Esprit de l'espace.

 

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BIBLIOGRAPHIE

 

 

 

 

 

 

 

- De Bello Gallico. César Jules

 

 

 

- Histoire Naturelle, P1ine

 

 

 

- Les Druides. Christian Guyonvarc'h

 

 

 

- La Santé par les Plantes. Oertel.-Bauer

 

 

 

- Plantes Médicinales, Delachaux et Niestlé

 

 

 

- Matière Médicale Homéopathique Pure.

 

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/I\ An Allac'h

 



08/04/2018
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