COLLEGE DRUIDIQUE DES GAULES

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Le cheminement spirituel

Quand les hommes sont en recherche d’infini, quelle que soit leur tradition, ils découvrent les mêmes principes, mais les expriment chacun à leur manière. Aussi la correspondance exacte entre deux systèmes devient difficile, même en partant des mêmes observations. Le Druidisme accepte cette relativité. Prenons l’exemple de la première triade, trois unités : un Dieu, une Vérité, une  Liberté ! Si je suis libre, Dieu peut être ressenti comme l’on veut, je peux même douter de son existence ! Le Druide n’impose pas de réponse. Il propose un cheminement qui apportera une réponse, une vérité qui sera l’aboutissement de sa propre recherche. S’il existe une vérité, chacun doit l’exprimer librement, avec ses propres mots.

 

Paul Bouchet  à défini le Druidisme comme : « science et philosophie ». Il montrait avec les mots d’aujourd’hui que le Druidisme recherche, tout comme notre siècle matérialiste, une rigueur de façon à rester cohérent. C'est-à-dire qu’au-delà de la grammaire, il nous faut aussi trouver le sens des mots. Le mot qui exprime une chose, qui la désigne, qui la nomme, a une origine et une histoire qui explique sa forme actuelle. Il faut donc retrouver le processus créateur avec souvent l’objet comme seul témoin. C’est le départ d’une démarche qui peut devenir irrationnelle car souvent la raison ne suffit pas. C’est cette démarche que propose le Druidisme.

 

Tout ce que nos ancêtres ont pu laisser, toutes nos traditions qui perdurent alors que le sens originel est perdu, toutes les intuitions que nos anciens nous ont transmises, tout ceci doit servir pour, à notre tour, nous mettre en route.  Il nous appartient de retrouver le langage des ancêtres, de saisir le sens de nos gestes instinctifs, de mettre en œuvre notre perception du monde pour apporter notre pierre à la construction. La Tradition a toujours fonctionné de cette façon. Mais cela nécessite de dépasser la forme présente, en un mot faire de la métaphysique. Ce cheminement demande donc, en plus d’un savoir, de retrouver le fond des choses.

 

C’est pourquoi, dans cette recherche, il faut savoir découvrir l’âme du monde. Et le meilleur terrain d’apprentissage est : soi-même, en allant au-delà de sa propre matérialité. La prière en est le moyen le plus accessible. Elle est un temps d’arrêt dans notre activité pour retrouver notre chemin intérieur. Avec l’habitude de la prière, se développe un autre besoin, celui de la méditation, temps fort où s’arrêtent les mots  et où commence la communication avec l’autre monde, d’abord celui de notre corps animique, puis, progressivement celui des différentes entités spirituelles. Tout au long de ce cheminement personnel, de ce pèlerinage vers le centre, notre personnalité subtile s’épanouit au fur et à mesure que les portes s’ouvrent.

 

Ces découvertes vont vous apprendre « ce que nul maître ne nous enseignera » selon les termes de Bernard de Clairvaux. Ce nouveau savoir, venu de si loin et pourtant si proche, devra trouver sa cohérence avec la Tradition parvenue jusqu’à nous. Il se transformera alors en « mots » actuels afin de transmettre à notre tour, « science et philosophie », mais aussi « philosophie et science » pour paraphraser Paul Bouchet * .

 

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04/08/2015
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