Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Qu'est ce que l'Infini?

Souvenez-vous de ce que disait jadis l’instituteur. L’infini est le plus grand nombre que l’on puisse imaginer. Maintenant que nous sommes adultes, nous allons raisonner sur cet enseignement.

 

D’abord le nombre qui précède l’infini est un nombre, donc, ce n’est pas l’infini. De plus, nous avons appris que le produit de deux nombres en donne un troisième. Or, à partir de trois nous savons que le produit du nombre précédent par lui-même est plus grand que ce nombre (n-1 x n-1 > n). Appelons le nombre qui précède l’infini « infini – 1 », nous obtenons l’inégalité : infini – 1 x par infini – 1 est plus grand que l’infini. Autrement dit il peut exister un nombre supérieur à l’infini. Ce paradoxe tient en réalité dans la définition du mot : infini. Pour être exact, jusqu’à maintenant, nous n’avons parlé que de : l’indéfini.

 

Pourquoi donc, à l’école primaire, en reste-t-on seulement à l’indéfini ? Il semble que l’imagination soit frappée plus vite par cette image et, qu’en plus, elle permette à l’adulte d’échapper à la litanie des « pourquoi » enfantins. Or, cette définition ne tient pas devant la critique. En effet entre l’infini et 1, nous admettons qu’il y a l’infini qui les sépare ; entre l’infini et mille, l’infini aussi (sauf en symbolique où mille devient l’image de l’infini, avec les mêmes problèmes d’ailleurs), entre l’infini et un million, encore et toujours l’infini, rien n’empêchant de continuer. Nous touchons du doigt la limite d’une telle définition. L’indéfini est un mauvais chemin pour arriver à l’infini.

 

Comment peut-on alors y parvenir ? Il nous est un infini bien familier dont nous ignorons les qualités, je pense à zéro, qui n’appartient pas à l’ensemble des nombres naturels, il y est admis par l’artifice d’un axiome, car la première abstraction numérale dont nous sommes capables est le chiffre 1. Regardons les propriétés du nombre 0. 1 divisé par 0 donne l’infini et 1 divisé par l’infini donne 0. Nous constatons que le nombre, et, par extension l’indéfini, est un moyen terme entre 0 et l’infini. Et, dans la vie courante, à quoi assimile-t-on le 0, au vide !

 

Si donc, m’ayant suivi jusqu’à maintenant, vous sentiez l’appel de l’infini, je vous propose ce chemin. Pour atteindre DIEU que nos triades disent : INFINI (par exemple les 3 preuves de l’existence de DIEU sont : la puissance infinie, la sagesse infinie et son amour infinie), faites le vide et laissez-vous prendre par lui (les chrétiens appellent çà se remplir de l’Esprit Saint). Vous connaîtrez alors la plénitude de DIEU car il se donne à celui qui l’accueille humblement.  C’est le sens d’un récit des Maninogion concernant Pwyll et Rhiannon. Quand le prince veut atteindre cette femme pour lui-même, la distance entre leurs chevaux ne varie pas quelle que soit l’allure. Il suffit que Pwyll supplie Rhiannon et elle s’arrête aussitôt. Voilà l’enseignement de la prière. Beaucoup de gens qui pratiquent la prière ont fait cette expérience et je vous souhaite de la connaître.

Aussi, tout simplement je dis : « DONNE NOUS, Ô DIEU ! TON APPUI… »

 

 

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Ndr. Nous rappelons que notre regretté frère était ingénieur en génie civil et que pour lui les notions de mathématiques même les plus pointues, n’avaient pas de secrets.



09/09/2016
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