Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Le sacré chez les Celtes

Chez les Celtes, le sacré est une notion omniprésente

 

On ne peut entrer en communication avec ce caractère sacré n’importe où. Il y a des lieux privilégiés : il faut soit les reconnaître, soit se les approprier, c’est à dire les construire. Les sanctuaires sont précisément ces lieux de construction.

 

Mais, sitôt qu’ils sont construits, ce n’est pas pour y exposer la statue d’un dieu et faire de ce lieu celui d’un culte particulier, même si ce sont des lieux où les fidèles, où les « communiants » viennent s’imprégner du caractère sacré révéré en ce lieu. Aussi, les pratiques ne sont pas des pratiques d’adoration, nous ne devons pas nous attendre à trouver des représentations de dieux dans ces sanctuaires.

 

C’est ce qui a frappé les auteurs romains classiques qui nous disent : « ils sont barbares parce qu’ils n’ont même pas de statue de leur dieu à leur image ou à l’images humaine ». Les auteurs latins nous ont persuadés que la religion celtique avait un panthéon parce qu’ils faisaient référence à leur propre conception lorsqu’ils parlaient des Gaulois.

 

Les Caltes n’ont pas d’image d’un dieu tout simplement parce qu’ils n’ont pas de dieu identifiable à des individualités qu’ont peut honorer ici ou là. Ce sont des ambiances sacrées dont il convient de s’imprégner dans des lieux déterminés, appropriés, dans ces lieux, il conviendra de s’immerger dans la réalité sacrée. Le sacrifice n’est pas celui de l’offrande, ce n’est pas celui du « je te donne afin que tu me donnes », le sacrifice c’est quelque chose qui aide au passage entre les deux mondes, le monde physique et un monde où respire une sacralité qui transcende l’humain.

 

Lorsque les Celtes vont concevoir des sites sacrés, , ce seront des sanctuaires à plan centré, les FANA. Le plan du fanum est fait de deux figures exactement semblables, imbriquées avec un centre parfaitement identifiable. Le plan est souvent carré, mais peut être également rectangulaire, rond ou polygonal. La pièce centrale du fanum est vide, car c’est une impiété d’enfermer entre 4 murs les dieux dont l’univers est la seule demeure. Elle est entourée d’une galerie, d’un espace de circumambulation.

 

Les pratiques de ces lieux sacrés sont bien différentes des pratiques qui leur ont succédé. On peut, entre autres, revivre ces rites celtiques dans les sanctuaires actuels, lorsque ceux-ci ont été édifiés sur les anciens lieux sacrés. La recherche de ces lieux est une recherche « Druidique »

 

 

                                                                                                          DRUIDE Screen Shot 05-13-15 at 12.32 PM.PNG VOSEGUS



07/10/2017
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