Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Le fil de la Tradition

L’homme ne retrouvera ce fil conducteur vers la connaissance qu’en revenant aux sources de jouvence de la Nature, sa mère nourricière. Tout faire pour retrouver le fluide vital ; utiliser le magnétisme d’une personne à l’autre pour une guérison rapide, c’est redécouvrir la médecine naturelle. La médecine universelle, pratique sans danger et sans contre indication. C’est surtout pour l’homme, se retrouver en harmonie avec cette nature qui peut tout nous apporter. 

La connaissance est la science universelle s’imposant à toute la création. A ce titre, elle appartient à tous, mais s’est exprimée au cours des temps selon le génie de chaque réseau humain, de chaque personne. Elle diffère donc, ici ou là, dans les moyens d’expression, dans les rituels et les mythes pour exprimer une réalité.

 

Toutes les traditions font référence à un état antérieur, celui d’un peuple de culture avancée, pour nous, les Atlantes, dont la liaison se serait fait à partir des Hyper-Boréens, et leur pénétration vers le sud et vers l’Egypte(1). Notre tradition n’échappe pas à cette règle et, les Druides furent les descendants de ces transmetteurs de l’ancienne tradition. Des Chamanes aux Semnothès puis aux anciens Druides, leur rôle était d’apprendre et de transmettre. Et, de par leur sagesse, leurs connaissances, leur simplicité, ce fut eux qui fournirent les premiers cadres du Christianisme en occident dans les premiers monastères (2).

 

Ils connaissaient les failles de l’écorce terrestre, ses reliefs, ses soubresauts, générateurs de courants telluriques, et ont continué l’œuvre de leurs devanciers en faisant édifier des menhirs, dolmens et autres pierres levées, sur ces courants. Sur ces nœuds de courants hydro-telluriques, véritable système nerveux et circulatoire de notre planète. Dans toutes les contrées où ont essaimé les tribus Celtiques de la diaspora, on retrouve des mégalithes. Fait plus curieux encore, on se sert dans ces régions, d’un instrument de musique dérivant de la musette (3) cornemuse, chabrette, biniou, gaïta etc…, que ce soit en Inde, au Proche-Orient, en Afrique du nord, en Amérique du nord comme du sud, et, bien entendu dans tous les pays de tradition celtique d’Europe, depuis l’Espagne, la France,  l’Irlande et les Îles britanniques et jusqu’en Grèce, en Macédoine et en Europe centrale.

 

Pour établir et comprendre une science valable sur son univers, l’homme se doit de connaître à fond les règles de cet univers et ses possibilités, mais, avant tout, il doit se connaître lui-même. Il faut réfléchir, ce qui amène à voir les choses comme elles sont, à recycler ses idées, apprendre sans relâche dans le merveilleux livre qu’est la nature (4), apprendre à lire les astres, à les reconnaître, apprendre à se servir des plantes pour se soigner et soigner les autres, apprendre à connaître ses propres possibilités et à compter avec les autres, de telle sorte, que, adeptes, nous élevons graduellement notre conscience d’un plan à un autre, au fur et à mesure de son développement. Il arrive d’abord au 3ème aspect du Logos et s’unit avec lui, puis il s’élève, après de longs intervalles, vers l’union complète avec le second puis avec le premier. Notre connaissance, notre intelligence ne sont même pas une réflexion de la sienne, mais véritablement une partie de son intelligence, de sa conscience. Dans nos méditations, nous pouvons répéter : « je suis ce Soi, ce Soi est Moi », nous constaterons que l’Ego lui-même est une manifestation de la 3ème vague de la vie émanant de son premier aspect (Divinité-Humanité.

 

Toutes les traditions antiques déclarent que tout ce qui se fait dans la nature n’est que la manifestation du plan de la Suprême Intelligence. Cette manifestation continue n’est autre que l’Evolution. Contrairement à ce qu’une certaine « science » voudrait faire admettre, cette évolution n’est pas uniquement automatique ni un « assemblage » fortuit d’atomes, cette Evolution est la manifestation permanente des forces du logos.

Au fur et à mesure que la vie du Logos se manifeste dans les formes de matières plus fines, plus malléables et plus élevées, la musique et le rythme deviennent de plus en plus complexes. Chaque plante est construite selon un rythme, chaque fleur est construite selon un « nombre » et trouve sa place en accord dans une vaste octave musicale planétaire. Cette géométrie rythmée et divine nous la retrouverons partout, du règne minéral au règne humain et cosmique, en accord avec le plan divin (5), le plan cosmique et tous les règnes de la nature.

Ainsi, progressivement, dans nos incarnations successives, nous devons parfaire notre connaissance. C’est la loi du cercle d’Abred, qui est la justice la plus absolue pour tous et, cela, sera jusqu’au jour où nous aurons atteint, à force d’expérience, de connaissances et d’efforts, l’union avec notre logos.

 

Nous savons que la « révélation » a été apportée aux hommes    plusieurs fois déjà, la dernière vraisemblablement à notre ancêtre « Cro-Magnon » qui, dit-on, tenait en ses mains le flambeau des traditions primitives. Mais, il nous faudra des incarnations multiples encore pour savoir comment cette « révélation » est venue aux hommes, et, nos « Maîtres », certains du tout au moins, le savent, mais, il est nocif d’appeler imprudemment et à tout propos ces « Maîtres cosmiques » pour les questionner. Il faut solliciter leur aide et leurs conseils, sur des questions importantes, après s’être mis en état de réceptivité et  cela ne peut se faire qu’après de longues années. Nous devons les prier pour nous éclairer, nous guider, nous conseiller, ce sont là les termes de l’une de nos plus importantes prières.

Nous devons travailler en ce sens au sein de notre Collège dans une atmosphère de totale fraternité.

 

                                                                                                                Huguette COCHINAL

                                                                                                               Druidesse Screen Shot 05-13-15 at 12.32 PM.PNG UXELLIA

 

 

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(1)  Il est également démontré que cette pénétration aurait également été faite vers l’ouest, vers le continent Américain, d’où les similitudes entre certains édifices Mayas et Egyptiens entre autres. Qui plus est, on sait que ces populations indigènes attendaient le retour de « dieux blancs » , ce qui a considérablement facilité la tâches des « conquistadors » blancs, vêtus de cuirasses et…barbus.

 

(2)  Il est certain que les Druides, voulant échapper aux « purges » du christianisme triomphant, ont échangé leurs saies blanches contre l’austère robe de bure des moines, en se réfugiant dans les monastères, notamment Cisterciens et bénédictins.

 

(3) Qui ne connaît la célèbre chansonnette de Noël, : « il est né le divin enfant, jouez hautbois, résonnez musettes.

 

(4) Bernard de Clairvaux disait : « ce que tu ne trouves pas dans les livres, va le chercher au fonds de la forêt »

 

(5) N’est il pas écrit dans l’ancien testament : « Dieu a crée l’univers avec mesure et avec nombre » 



20/09/2017
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