Clairière MORGANE

Clairière MORGANE

Fêtes celtiques et druidiques

Toutes les fêtes Celtiques ou cérémonies Druidiques, ont une origine agraire, c’est pourquoi elles sont liées à la fécondité, notamment celle de la terre nourricière. On y trouve à la fois un hommage au maître de l’univers en tant que principe créateur et à la mère nature en tant qu’actrice de la création.

 

Il y a donc 8 fêtes que l’on peut classer en 2 grandes catégories :

 

1/ les fêtes à caractère « cérémonial » qui sont célébrées aux solstices et aux équinoxes. Elles sont essentiellement « solaires »  car se déroulant aux moments « cardinaux » de l’année afin d’en fixer le calendrier.

 

2/ Les fêtes dites « politiques ». Ces fêtes sont plus terrestres et d’ailleurs plus « féminines ». Elles sont d’avantage liées à la notion de fécondité. De plus, elles sont populaires, et, à Lugnasad, il était courant de pratiquer des jeux et des compétitions. C’est pour cela que ces dernières sont parvenues jusqu’à nous, même amputées de leur caractère sacré,  en effet, à l’époque, un Druide devait y être présent. 

 

Les fêtes ou cérémonies « solaires »

 

ALBAN EILIN (équinoxe de printemps). Maintenant  le soleil recommence à répandre sa chaleur, a végétation va  pouvoir éclore à commencer par les fleurs. Le trèfle, symbole du printemps reverdit, la terre se réveille de son sommeil hivernal, c’est la fête de la renaissance et du retour à la vie.

 

TAN TAD (solstice d’été). C’est la grande fête solaire car l’astre est au plus haut dans sa course annuelle, nous prodiguant un maximum de sa chaleur. Les fruits, en plein développement , vont pouvoir mûrir. Pour célébrer ce jour, il est d’usage d’élever un feu, généralement composé des 7 essences d’arbres les plus représentatifs de notre terre celtique ainsi que d’une poignée de 7 plantes ou d’extraits de fleurs présentant des vertus thérapeutiques

 

ALBAN ELVED (équinoxe d’automne). C’est une action de grâce après les derniers labours et avant le grand repos de la nature. C’est la fin des activités pour le travail de la terre. C’est le chêne, arbre-roi de nos forêts,  qui est choisit pour représenter cette cérémonie au cours de laquelle est élu pour un an un « couronné » ou « gardien » de notre tradition. A cette occasion, une couronne de feuilles de chêne est tressée, elle sera portée par chaque membre au cours de la cérémonie avant d’être définitivement placée sur la tête de l’élu.

 

MODRA NECHT (solstice d’hiver). C’est le point le plus bas de la course solaire. Le gui, symbole de l’hiver, fructifie en cette période. Malgré le sommeil dans lequel est entré la terre, la vie végétative se poursuit. C’est pour cela que nous célébrons la remontée du soleil dans le ciel, la vie intérieure reprend à partir de ce jour, prouvant que la mort n’est qu’apparente et que les forces de vie sont en gestation et se préparent au renouveau du printemps. A notre époque, la cueillette du gui par un Druide revêt plus un caractère symbolique qu’effectif mais garde toute sa valeur « sacrée ».

 

 

Les fêtes « terrestres »

 

IMBOLC (fête des petits flammes). Cette fête sera christianisé sous le nom de chandeleur ». Elle se déroule sous la protection de BIRGIT. La tradition veut que la première crêpe (symbolisant le soleil) soit pour la maison, il fallait donc la lancer au dessus d’une armoire. C’est une fpête de purification symbolisée par le feu de Kildare, en Irlande,  entretrenu par 9 vierges. L’église catholique placera par la suite, la fête de la purification de la vierge, le 2 février. Dans le monde agraire, c’est la période où l’on recommence le s travaux dans les champs, on prépare les forces de la nature renaissante.

 

BELTAIN (fête de Kernunos). Elle marque le début de la fructification. On trouve à cette période  des rites de protection. On faisait passer les troupeaux  de bétail (mai est sous le signe zodiacal du taureau, l’une des représentation de Kernunos)  au milieu de feux allumés, pour les protéger de toutes sortes de maladies. Mais Beltain est aussi une fête importante car elle ouvre la porte sur l’autre monde, le SID. C’est au cours de cette période  que les vivants  ont la possibilité de communiquer avec le onde des esprits. La tradition populaire la transposera dans la « nuit des Walpurgis ».

 

LUGNASAD OU EURED LUG (mariage de Lug et Teltiu ). C’est la fête en l’honneur de l’abondance et de la prospérité, fruits du mariage entre l’esprit de lumière LUG et de la terre mère nourricière TELTIU. C’est une fête « royale », le fête de la vie débordant d’énergie. C’est aussi le moment des récoltes, moissons et fenaisons, il fallait jadis goûter de chaque fruit  et jeter au feu la dernière gerbe récoltée. Des jeux et des compétitions étaient  organisés, notamment avec des chevaux, animaux solaires par excellence.

 

SAMAIN (fête des ancêtres). Elle était célébrée sous le patronage de TEUTATES, c’est la porte ouverte sur le monde des désincarnés. A cette période, pendant 3 jours, cette porte doit rester entrouverte pour pouvoir les accueillir. Pour qu’ils puissent se restaurer, une table doit rester garnie, notamment de pain, d’eau ou de vin, et de sel. Pour la terre, c’est la période de germination, aussi y semait-on les céréales. L’église catholique à repris cette fête pour en faire la Toussaint et la célébration des défunts.



15/05/2017
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